Phil Jenkins marquer le territoire

Aucune terre ne sait quel drapeau flotte au-dessus d’elle ou quelle nation représente ce drapeau. Mettre des drapeaux sur les territoires se fait par commodité, pour qu’on puisse aisément les trouver et déclarer d’où nous venons. Les noms des places, projetés sur les cartes, les coins de rues et les portes des jardins, comme les graffitis, permet à l’histoire de savoir qui est passé par là, mais ils ne sont pas gravés dans la pierre. Lorsqu’ils arrivent, les propriétaires marquent leur territoire non pas en laissant leur odeur sur le pied d’un arbre, mais en changeant le titre du terrain indiqué par ce même arbre. Si vous assemblez chronologiquement une série de cartes d’une région en les déposant une sur l’autre, telle les couches de peintures d’un vieux meuble, vous pouvez saisir les changements d’adresses. Aujourd’hui, il est possible de localiser chaque maison par 4 petites lignes, un numéro sur une route, une ville, une province, un pays; c’est tout ce que ça prend. Sous cette insipide formule, griffonnée sur une enveloppe, se trouve l’histoire de cette parcelle de terre.

Jenkins, P. (2001). An acre of time. New York : Paperback. p. 69.

Phil Jenkins

Phil was born in London, England on June 15th, 1951, the day rock and roll began. He moved to Canada to embark on a career of selling English, both as writer and performing songwriter. In 1991 he published Fields of Vision: A Journey to Canada’s Family Farms, a national bestseller. Three books followed; An Acre of Time, River Song: Sailing the History of the St. Lawrence River, and Beneath My Feet: The Memoirs of George Mercer Dawson. He has written for newspapers and magazines, including Canadian and National Geographic. Since 1991 he has been a freelance columnist for the Ottawa Citizen. He writes from a straw bale house in the Gatineau Hills of west Quebec.

Submit a comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *