parole de jardiniers zurbains

Et si on jardinait les villes
Nos parcs et leurs stationnements
Cultivant l’espoir qu’un changement
Aussi foudroyant soit-il
Puisse ensemencer le ciment,
Décolonisant ainsi les idées futiles
Et que dans vie y’a pas juste du béton, du gazon pis d’l’argent

Et si on jardinait nos régions
Nos champs et leurs porcheries
Réintrégrant la paysannerie
Au sein même de l’industrie
Une culture agricole fière de ce que nous produisons
Réhabitant ainsi nos campagnes de zurbains conscients
Et que dans vie y’a pas juste du béton, du gazon pis d’l’argent

Et si on jardinait nos institutions d’enseignement
Nos cours d’école et leurs toits
Alimentant ainsi nos cafétérias
De fruits et de légumes cultivés par nos enfants
Assistés par des êtres passionnés que peuvent être les enseignants
Qui apprendraient du coup nombre des savoirs probants
Que dans vie y’a pas juste du béton, du gazon pis d’l’argent

Et si on jardinait nos entreprises
Nos services publics et les centres d’achat
Réintégrant un peu de nature par ci par là
Afin de verdir leurs façades grises
Abritant trop souvent l’inutile, la nuisance et la bêtise
Résultat d’une civilisation en manque d’amour et de temps
Et que dans vie y’a pas juste du béton, du gazon pis d’l’argent

Et si finalement on jardinait nos esprits
Notre imagination et leur conditionnement
Réveillant ainsi l’essentiel de ce que pourquoi on est ici
Ensemble, maintenant et pour longtemps
N’est-ce pas ça l’essence même de la vie
Et que dans vie y’a pas juste du béton, du gazon pis d’l’argent

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